samedi 19 juillet 2014

Severino Otsoa d'Astarac de Fontrailles alias Le Duc

Le Duc
Attributs  
Allure     :3
Cognition  :5
Prestesse  :2
Ténacité   :2
Robustesse :2
Sensibilité:5

Pouvoirs
Nécroscope  (Spiritisme):5
Souffle de vie    (Spiritisme)  :5
Résistance à la lecture des pensées(Mesmérisme)    :5

Profils
Mondain  :6
Magistrat : 4
Militaire: 2


Severino Otsoa d'Astarac de Fontrailles est le second fils de Gaston et Luzia d'Astarac de Fontrailles, comte d'Astarac, châtelain de Fontrailles, descendant d'une longue lignée de gascon qui s'enorgueillie de leur ascendance vasconne, lige des mérovingiens sous le titre de duc de Vasconie puis de Gascogne, avant d'être soumis par les carolingiens, qui les abaisseront au titre de comte. Cette bassesse, les Astarac ne la digéreront jamais, ce qui explique pourquoi Severino tient tant à ce surnom du "Duc". 

Severino est né en 1910, dans la ville d'Auch, préfecture du Gers (32). Il est le cinquième et dernier enfant d'une fratrie de cinq. Sont nés avant lui Eusébio (1902), Alizia (1904), Josefa (1906) et Fabiola (1908). Leur père étant mort sur le front dès les premiers combats d'août 1914, il l'a de fait à peine connu et on peut dire que son frère aîné lui tient lieu de père de substitution.  
Enfant précoce, d'une intelligence vive, il va suivre dès 1927 les cours d'Edmond Locard, le père de la criminalistique, à la faculté de médecine de Lyon. Il deviendra, avec Alexandre Lacassagne, ses deux mentors, ceux qui façonneront à jamais son intellect. 

Son frère faisant une brillante carrière au Ministère des affaires étrangères, il profite de l'occasion pour le rejoindre à Hanoï, dans l'Indochine française, pour visiter une Asie qui le fascine. Cette année 1932 est pour lui une pause dans la rédaction de sa future thèse de médecine légale qu'il ne finira jamais, au grand désespoir de son maître Locard. Il découvre en effet par le biais de l'opium et des rêves la mythique cité onirique de Shambalah et s'y perd, développant ses pouvoirs surnaturels, mais y cédant quelque part une partie de son esprit.

Son frère Eusébio revient avec lui en catastrophe en 1933 à Paris, portant dans ses bagages diplomatiques un être profondément toxicomane, dépressif, qui demandait sans cesse sa dose d'opium pour arrêter les voix dans sa tête. 

Severino ne ressortit de Sainte-Anne que deux ans plus tard, en 1935. Il a appris à cohabiter avec ses démons, ses pulsions, et reprend goût progressivement à la vie mondaine. 
D'un point de vue politique, il est proche des positions du président Albert Lebrun, un modéré de centre droit, et désapprouve totalement les positions pour lui irresponsable de Léon Blum. On pourrait penser que ses racines de vieille noblesse d'épée le porterait à supporter les Croix de Feu, les Camelots du Roi et autres mouvements d'extrême-droite. Il n'en est rien : Severino est profondément républicain, et estime que l'Ancien Régime est maintenant une chose du passé. 
Il vit dans un petit appartement du 7ème arrondissement, au 26 rue des Saints Pères avec une gouvernante, Mme Léontine Orbassan, native aussi du pays basque, qu'il affectionne particulièrement et avec qui il parle essentiellement le patois de leur région. Il affectionne cet appartement, proche de la faculté de médecine de Paris, et occupé au siècle dernier par Samuel Hahnemann, le fondateur de la médecine homéopathique. 

Il s'est remis à la savate et à la canne, bien que son internement ait diminué son ancienne bonne condition physique. Il est par contre un fort médiocre tireur. 
Il sait qu'Eusébio l'a à l'oeil et à reconnu plusieurs fois différents agents du ministère, chargé de veiller à sa bonne santé et et de surveiller ses fréquentations. 

Ses pouvoirs sont liés à son voyage onirique dans Shambalah.
Il peut ressentir ce qu'ont connu les objets. 
Il entend et voit les morts, qui cherche à comprendre généralement ce qui leur arrive. Quand il n'en peux plus, il reprend une forte dose d'alcool ou d'opium pour inhiber temporairement leurs tourments. 
Il est capable de retrouver tout détail qu'il a vu, entendu, senti, touché durant son existence, grâce au palais mental, une forme de concentration durant laquelle il peut feuilleter ses souvenirs dans une sorte de gigantesque bibliothèque où tout est rangé et consigné. 
Il est d'une intelligence rare et précise, notant inconsciemment de nombreux détails sur les personnes qu'il rencontre. 

Il porte toujours une canne épée sur lui, ainsi que sa chevalière portant les armes de sa famille, écartelé d'or et de gueules.


Blason des Comtes d'Astarac
Il est toujours habillé sobrement, mais avec goût, sans aucun luxe ostentatoire. Il méprise les personnes riches qui étalent leur fortune, qui est pour lui le symbole du plus mauvais goût. 
Bien qu'il soit régulièrement courtisé par de nombreuses femmes de bonne famille, il a toujours poliment mais fermement refusé d'aller au-delà d'une certaine relation de courtoisie, ce qui a fait dire à l'une d'elle, Alice de Montmirail, la fille d'un parvenu de noblesse de Second Empire, qu'il était certainement d'un "autre bord". 
Elle ne pouvait comprendre que ce n'était certes pas sa beauté qui était en cause, mais la vulgarité de son nom, de ses origines et par de fait, sa propre personne. 

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